L’Ambassade d’Haïti aux États-Unis rejette l’affirmation selon laquelle l’administration Moïse est incapable d’organiser les élections

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L’Ambassade d’Haïti aux États-Unis rejette l’affirmation sans fondement selon laquelle l’administration Moïse manque de crédibilité et de transparence pour organiser les élections.

Dans une note responsive en date du 27 avril, l’Ambassade d’Haïti aux États-Unis se dit “extrêmement préoccupée par le fait que certains membres du Congrès américain proposent un changement de régime pour remplacer le président démocratique élu, en contradiction flagrante de la Charte démocratique Inter-Américaine”.

“La lettre datée du 26 avril 2021, adressée au Secrétaire d’État, Anthony Blinken par les Présidents de Comités Gregory Meeks(NY-5) et Hakeem Jeffries(NY-8), constitue une attaque du processus démocratique du pays et contredit les positions des Nations-Unies, de l’Organisation des États Américains(OEA) et d’autres partenaires internationaux au sujet des prochaines élections”, souligne l’ambassade.

Selon l’ambassade, le gouvernement haïtien est profondément préoccupé par l’implication potentielle des recommandations de politique étrangères mises en évidence dans la lettre, car elles sont susceptibles d’engendrer davantage d’instabilité et de perturber le processus électoral.

“Nous mettons l’opinion publique en garde à savoir que, si ces recommandations sont mises en oeuvre, que ce soit en partie ou entièrement, elles entraîneraient Haïti directement vers un gouvernement de transition, ce qui retarderait les élections dans le pays”, déplore l’ambassade dans cette lettre signée Boccit Edmond.

Rejetant l’affirmation sans fondements selon laquelle l’administration Moïse manque de crédibilité pour organiser les élections, l’Ambassade soutien, que le président Jovenel Moïse s’est engagé à organiser des élections et à assurer une transmission démocratique du pouvoir en février 2022.

En ce sens, l’Ambassade souligne que, le président Moïse et le gouvernement ont encouragé la participation et invité les membres de la société civile, des représentants politiques et de la diaspora, à contribuer à la rédaction de la nouvelle Constitution et à la planification des élections.