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« Jovenel Moïse commet un crime de haute trahison en prétendant vouloir changer la Constitution », selon la Direction Politique de l’Opposition »

La Direction Politique de l’Opposition Démocratique (DIRPOD) souligne à l’attention du président Jovenel Moïse que la Constitution ne lui donne aucun autre droit que ce qui y est prévu. De ce fait, il se rend parjure en prétendant vouloir la changer.

Dans une note de presse datée du dimanche 25 octobre, la DIRPOD rappelle à Jovenel Moïse qu’il a prêté le serment de respecter et de faire respecter la Constitution. De ce fait, « il se rend parjure et commet un crime de haute trahison en prétendant vouloir changer la constitution qu’il prend un malin plaisir à violer », affirme la DIRPOD.

« La Constitution ne lui donne aucun autre droit que ce qui y est prévu. De plus elle stipule en son article 134.2 que son mandat prend fin le 7 février 2021 », poursuit cette structure politique.

Ainsi, « au lieu de piétiner la Constitution, le président ferait mieux de mettre à profit les 105 jours qui lui reste à passer au pouvoir pour restaurer l’autorité de l’État, ramener la sécurité sur le territoire, mettre un terme aux kidnappings et poursuivre les dilapidateurs du fonds PetroCaribe et les assassins des massacres de Lassaline, du Bel-Air, de Carrefour-feuilles [..] ».

Par ailleurs, la DIRPOD dit constater qu’une fois de plus le chef de l’État vient de démontrer dans son dernier discours qu’il n’a pas pris toute la mesure de la gravité de la crise politique dans laquelle sa gouvernance catastrophique a plongé le pays.

« [..] Comme il l’avait fait avec la représentante des États-Unis d’Amérique auprès des Nations-Unies, il a cherché à induire la population en erreur en affirmant qu’il négocie depuis trois mois un projet d’accord avec l’opposition », critiquent les signataires de cette note dont Génard Joseph de Verite, Nenel Cassy du SDP et Kenol Mathieu de Veye Yo.

Les structures politiques formant la DIRPOD en profitent pour démentir la déclaration du président selon laquelle il y a des pourparlers avec l’opposition.

« Aucune négociation, autour d’un quelconque accord n’est actuellement en discussion avec la présidence. Aucun parti membre de la DIRPOD n’a été contacté et n’a pris part à aucune rencontre avec le président de la République », affirme-t-on dans cette note.

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